ELLA ELLE L’A !

Pour moi qui suis passionnée de chant depuis la plus tendre enfance, comment ne pas démarrer cette catégorie  » légendes » en vous parlant de celle qui à mes yeux n’a jusqu’à ce jour jamais été égalée :

Madame Ella Fitzgerald, meilleure chanteuse jazz du XX ème siècle !

Ella Fitzgerald

Comme le disait le célèbre crooner Frank Sinatra : « le meilleur moyen de démarrer une soirée musicale, c’est avec elle, il n’y a pas mieux ».

Ella Jane Fitzgerald voit le jour en Virginie le 25 avril 1917. Suite au décès de sa mère en 1932, elle et accueillie chez sa tante à Harlem à l’age de 15 ans. Ses amis de l’époque l’encouragent à participer à un concours de talents organisé par » l’Apollo Theater », elle s’y rend avec l’intention de danser , mais décide finalement de chanter. Cette décision va changer sa vie.

Sa première expérience de chanteuse se fait au sein de l’orchestre de Chick Webb. En 1935, elle fait son premier enregistrement Studio avec cet orchestre. Ella est encore jeune et inexpérimentée  son premier succès viendra un an plus tard avec le titre  » Sing me a swing song » mais surtout en 1938 avec  le titre « a tisket a tasket » qui restera dix semaines en tête du hit parade.

Malgré ce premier succès, et son talent indéniable, le succès commercial n’est pas au rendez-vous jusqu’à la fin des années 40. Personne ne sait trop comment employer cette chanteuse « dodue », comme dit la critique.

En 1949 , elle fait sa première apparition dans la légendaire série de concerts de « Jazz at the Philarmonic ». C’est le vrai départ de sa carrière. Grâce au titre  » I ve got a crunch on you », qui se vend à plus de 20 millions d’exemplaires, Ella entre dans la catégorie des chanteuses les plus populaires noires et blanches confondues.

Norman Ganz, fondateur des concerts de « jazz at the Philarmonic » conçoit une série d’albums dans lesquels Ella interprète les plus grandes chansons du répertoire américain, ces reprises seront à la base de sa popularité. Ces albums sont arrangés par des professionnels comme Nelson Riddle ou Duke Ellington. Cette série de huit « song books » représente l’apogée de sa carrière et occupe à ce jour toujours une place majeure dans le patrimoine musical américain.  Ces albums représentent une maitrise du chant et du scat non égalés par d’autres chanteuses, ses interprétations sont des modèles du genre. Ella avait la chance de bénéficier d’une amplitude vocale de trois octaves, d’une diction et énonciation parfaites. Elle restera également la reine du « scat« .

Son dernier grand succès dans les hit parades sera  » Mack the Knife » en 1960 mais elle continuera à se produire jusqu’en 1991 pour son dernier concert au Carnegie Hall de New York.

Après une opération à cœur ouvert en 1986, elle doit être amputée des deux jambes et au dessus du genou en 1992 suite à des complications dues au diabète.

La grande dame du jazz qui disait que » la seule chose qui est mieux de chanter , c’est de chanter encore » s’est éteinte le 15 juin 1996 à Beverly Hills, en Californie.

Je ne résiste pas au plaisir de vous joindre cette vidéo du festival de jazz de Montreux en 1978… Ella est censée interpréter » A tisket A Tasket » avec les musiciens du « Count Basie Orchestra » et cela se termine en plus de 10 minutes d’improvisation entre Ella et les musiciens, tout simplement grandiose, jugez vous même :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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