DRORI MONDLAK, AMERICAN DRUMMER FROM « DEUTSCHLAND » !

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Chtijazz.com est toujours aux aguets du pupitre rythmique…. Batteurs, bassistes… La chance nous sourit souvent.. André Ceccarelli, Tommy Igoe, Raul Valdes ….sont autant de batteurs que nous avons eu la chance de rencontrer et d’observer. A chaque fois, nous découvrons des styles, des sonorités et des univers différents. Passionnés de jazz, nous sommes plus attirés par les jeux subtils et épurés…. par les silences… Le silence n’est-il pas une note?

Au moment où nous rencontrons Drori Mondlak, il accompagne, en duo,  la reine du « B3 » Barbara Dennerlein . Nous sommes séduits par son jeu subtil. La pulse est parfaite, régulière et très « jazz ». Drori n’est pas dans l’excès …. Non, tout est dans la précision de la frappe et la maîtrise du son.  C’est donc tout naturellement que nous avons décidé de vous présenter ce batteur américain. Pour lui, le jazz est aussi une histoire d’amour, puisqu’il vit avec la saxophoniste autrichienne Karolina Strassmayer. C’est cette histoire qui l’a conduit des Etats-Unis vers l’Allemagne, où il est désormais installé. Il a accepté, avec beaucoup de gentillesse, de nous parler de son parcours, de sa musique, de son expérience…..

Je précise que l’interview a été réalisée en anglais, donc le texte qui suit est une traduction en français, la plus fidèle possible des propos de Drori.

Chtijazz : Drori, comment as-tu commencé à jouer de la batterie, comment as-tu découvert cet instrument?

D.M : Je suis né à Mexico et j’ai commencé à jouer de la batterie à l’âge de 15 ans, quand je vivais déjà à New-York. Ma mère avait donné rendez-vous à un homme pour la deuxième fois, il est venu la chercher chez nous. Pendant qu’il l’attendait, il m’a remarqué dans un coin du salon, entrain d’écouter un enregistrement, et de taper avec mes mains sur mes jambes, comme si je jouais de la batterie. Je me souviens parfaitement de cet enregistrement, comme si c’était hier, »The Low Spark of High Heeled Boys” par Traffic.  Cet homme m’a demandé si j’aimais la batterie, je lui ai répondu que oui, j’aime la batterie, mais aussi tous les autres instruments. Il avait joué de la batterie dans le temps, et la semaine suivante, lorsqu’il est revenu, il m’a apporté des baguettes et un pad. Ce fut la première fois que j’avais des baguettes  dans les mains.  C’était chouette, et je suis instantanément tombé amoureux de ce sentiment avec les baguettes dans les mains, alors j’ai décidé que je voulais vraiment jouer de la batterie. Je suis sorti et me suis acheté une caisse claire et une cymbale ride. Quelques mois plus tard, je me suis acheté ma vraie première batterie. C’était une Rogers black Diamond Pearl. J’ai rejoint un groupe avant même d’avoir cette batterie, uniquement avec ma caisse claire et ma ride.  J’ai continué à jouer avec ce groupe, en me formant seul, en écoutant et jouant beaucoup par moi-même..  Pour la petite anecdote,  je m’étais acheté un set pour mon premier gig, et j’avais travaillé un seul rythme durant toute une journée, « le Bo Diddley beat ». Et je l’ai joué sur chaque morceau que le groupe a joué ce soir-là.  Cela fut une expérience amusante…ils m’ont tous regardé étrangement ce soir-là, c’était le seul rythme que je connaissais!

Chtijazz : Nous avons constaté à Calais que tu es capable de lire une partition, où et comment as-tu étudié la musique?

D.M : Je suis un autodidacte,  je n’ai pas vraiment eu de cours théoriques, je n’ai aucun titre d’aucune grande  école ou université en tout cas. J’ai eu de la chance de jouer avec beaucoup de musiciens talentueux, desquels j’ai appris énormément « sur le tas ». J’ai toujours aimé la musique, quand j’écoutais ma mère jouer du piano lorsque j’étais enfant. Maman était passionnée de musique, de l’art en général, et elle jouait beaucoup de musique classique à la maison. Ce qu’elle préférait, les sonates de Beethoven, spécifiquement « the Pathetiqué and Moonlight Sonata ». C’était à Mexico, où j’ai vécu jusqu’à mes 9 ans. J’avais moi-même commencé le piano à l’âge de 5 ans, jusqu’à mes 9 ans, le moment où nous avons quitté Mexico pour l’Angleterre. Je n’ai pas refait de musique jusqu’à mes 15 ans quand j’ai démarré la batterie à New York. J’ai démarré seul, puis plus tard, j’ai été à l’école « Jazzmobile » (une école publique à Harlem), où j’étais dans la classe de Charlie Persip. J’étais le seul enfant blanc dans cette classe ! J’ai aussi pris des cours particuliers avec le batteur studio Sonny Igoe (père de Tommy Igoe). J’ai quitté la maison à 17 ans, pour aller à « Bard College », plus au nord,  pour étudier les arts, la sociologie et la musique. Les professeurs étaient des compositeurs de « nouvelle musique », donc pas tellement de jazz, sauf dans quelques petits ateliers. J’ai quitté cette école, et suis revenu à New-York, où j’ai rejoint pour un an, la « Mannes School of Music », et en même temps, j’ai pris des cours privés de vibraphone avec Doug Allen, et quelques leçons avec David Samuels. J’ai de nouveau quitté cette école et suis parti vers le nord près de Woodstock,  je vivais dans une minuscule pièce, dans les bois, où je pouvais à peine étendre mes jambes, appelé « Willow ». Je faisais de nombreux « gigs » avec des tas de groupes différents pendant 3 ans, avant de retourner finalement à New-York milieu des années 80. A l’âge de 27 ans, j’ai décidé qu’il fallait que j’étudie l’instrument profondément, et j’ai trouvé un professeur merveilleux, le grand Joe Morello (batteur dans le quartet Dave Brubeck). C’est l’époque lors de laquelle j’ai vraiment développé ma technique, et où je suis arrivé à un autre niveau. Joe était un maître et un grand professeur. Il est devenu également au fil du temps un ami proche. Je l’aimais beaucoup et il me manque. Ces dernières années, je suis de plus en plus proche de mon jeu qui doit refléter ma propre façon d’écouter, d’entendre, mon toucher personnel de cet instrument. J’apprends tous les jours, et réfléchis constamment comment je veux jouer de la musique. J’en apprends tous les jours en faisant mes propres improvisations. L’apprentissage ne s’arrête jamais. J’écoute aussi toujours les maîtres pour en ressortir ma propre inspiration, mon propre sentiment. Ça c’est le plus important, le feeling, le cœur, l’inspiration.

Chtijazz : Comment es-tu venu au jazz? As-tu toujours joué du jazz ou aussi d’autres styles de musique ?

D.M : J’ai démarré en jouant du Heavy Rock et du Blues, pour moi le Blues est le cœur du Jazz. Nous jouions des choses un peu originales, de la musique de groupes que nous aimions, comme  Cream, Jimmy Hendrix, Traffic, Led Zeppelin et les Allman Brothers Band. Le père du guitariste du groupe de rock dans lequel je jouais était un fan de jazz, un bon pianiste, qui écoutait toute la journée du jazz. Son nom était Lee Perri.  Il pouvait chanter de nombreux solos en y mettant tant de cœur à l’ouvrage, de grands musiciens comme  Lester Young, Charlie Parker et Stan Getz. Il m’a suggéré d’écouter du jazz, même si, au prime abord, je n’avais pas beaucoup d’intérêt pour cette musique. J’ai fini par céder, et il a commencé à me passer tous les fabuleux morceaux qu’il avait enregistrés de la radio. Il avait des centaines d’heures d’enregistrements sur des cassettes. J’ai commencé à développer mon amour pour cette musique, et j’ai moi-même acheté des enregistrements et commencé à écouter très attentivement les batteurs sur ces enregistrements. Puis,  je me suis assis derrière ma batterie et j’ai commencé à apprendre tout seul avec ces enregistrements.

Un jour, un ami batteur plus âgé que moi, m’a conseillé d’aller écouter un grand batteur dans un club à Manhattan. Je n’avais jamais été à un concert de jazz (excepté à Mexico, petit garçon), donc je suis sorti au « Village Vanguard » et j’ai écouté le « Elvin Jones Trio » avec le  saxophoniste Joe Farrell et le bassiste Jimmy Garrison. J’avais 16 ans, milieu années 70. Cela a été une nuit formidablement inspirante. Je ne comprenais pas vraiment cette musique « intellectuellement parlant » mais j’y étais connecté avec le cœur, le feeling. Je dirais que me retrouver ce soir-là à coté d’Elvis Jones, jouant avec son cœur, ses tripes, ses sentiments, son grand esprit et sa joie, m’ont mis sur le chemin de jouer du jazz, et de consacrer ma vie à jouer de la musique. Cela a été un moment incroyable, plein d’énergie, j’ai quitté le club ce soir-là avec le sentiment de voler, et ce sentiment ne m’a jamais quitté. Je suis bien sûr retourné depuis dans ce club, où j’ai écouté des musiciens comme Bill Evans avec Philly Joe et bien d’autres. Ecouter Bill Evans a aussi été une source d’inspiration énorme. Ecouter tous ces grands musiciens à New-York m’a impressionné et a guidé la direction de ma vie. Toutes ces années durant, et encore maintenant, ces musiciens et ceux avec lesquels j’ai joué m’inspirent au quotidien.

Chtijazz :  Quelle est la période de jazz que tu aimes le plus ? Le style de jazz?

D.M : J’aime écouter tout type de musique dans différents styles et formes. J’ai écouté beaucoup de jazz, du début du jazz au plus contemporain. Le fait d’avoir vécu à New-York m’a donné l’opportunité de jouer du jazz vintage ou traditionnel au plus avant-gardiste. Je suis très éclectique, et j’aime jouer beaucoup de styles. L’important pour moi est de jouer avec des musiciens de haut niveau et de sentir la fusion entre les personnes, le groove, s’écouter les uns les autres, communiquer et sentir qu’ils prennent du plaisir. Plus que le style pour moi, le plus important, c’est la nature authentique de la musique, les sentiments et l’individualité que tu apportes au morceau.

Chtijazz : Nous t’avons vu à Calais avec Barbara Dennerlein en duo. Adaptes-tu ton jeu quand tu es en duo ? As-tu une préférence, duo, trio, quartet, …. ?

D.M : Je ne modifie pas ma façon de jouer. Je joue simplement ce que je considère comme étant juste par rapport à la situation, à mon feeling, à l’instant présent, c’est intuitif. Je ne planifie rien. Je suis très à l’aise dans beaucoup de styles différents et situations différentes, et je n’ai pas vraiment de préférence, en ce qui concerne la forme ( duo / trio, etc..). J’aime tout tant que les musiciens sont top ! J’ai également joué dans des Big Bands à New-York, et un peu dans des Big Bands en Europe. Je peux dire que, jouer dans de plus petites formations, permet beaucoup plus de créativité et de liberté.

Chtijazz : Barbara Dennerlein joue des tempos très rapides, avec beaucoup de changement lors des morceaux. Chris a vu que tu as lu des partitions pendant le show. Est-ce que tout est écrit pour les titres de Barbara Dennerlein ou improvises-tu ?

D.M : Non, en fait, les partitions que j’avais devant les yeux n’étaient pas des partitions de batterie. Ce sont les partitions et les mélodies et harmonies que Barbara va jouer. Cela ne me dicte pas du tout ce que je dois jouer, j’ai juste un guide pour voir les mélodies, les progressions harmoniques, et les formes de solos. Je m’en inspire, mais mon seul réel guide sont mes oreilles et mon intuition musicale. Le reste est de l’improvisation et de la créativité sur le moment.

Chtijazz : Tu vis avec la saxophoniste autrichienne Karolina Strassmayer et tu es co-leader dans le quartet Klaro, comment décrirais tu l’univers de ce quartet?

D.M : Univers personnel, c’est certain. Notre musique vient du cœur. Karolina est une des musiciennes que je préfère accompagner. Elle y met du cœur, de l’âme, elle joue très mélodiquement, lyriquement. Elle raconte une histoire quand elle joue.  Karolina écrit la plupart des titres, et je contribue un peu pour nos enregistrements. Nous jouons ensemble depuis 2000, et nous avons une compréhension musicale entre nous et une connexion qui vient de cette longévité. Je pense que nous avons développé un son personnel avec notre quartet, et chaque enregistrement reflète notre croissance et notre évolution avec les autres musiciens. C’est définitivement l’amour de jouer ensemble qui a fait tenir notre groupe, et qui nous a permis d’évoluer. C’est une très belle chose d’avoir l’opportunité de partager la même vision de la musique, et de toucher les cœurs et les âmes des gens en même temps. Karolina aime écrire des thèmes simples. Nous aimons tous les deux cette liberté de créer sans être pris dans un étau avec trop de complexité. Nous préférons créer cette complexité sur le moment, si c’est ce que nous ressentons à ce moment, plutôt que d’écrire des compositions et arrangements complexes. Elle préfère aussi écrire simplement et laisser ainsi la liberté à chacun d’apporter ses idées, de jouer de sa propre façon. Nous aimons tous les deux la force rythmique du jazz américain et la sophistication et le lyrisme des harmonies européennes. Nous aimons des musiciens comme Stefan Bauer et David Friedman (vibraphonistes), le formidable Rainer Böhm au piano, et beaucoup d’autres comme les bassistes  John Goldsby, Ingmar Heller, Steve Laspina, Thomas Stabenow ou le guitariste Cary DeNigris, qui ont contribué à notre groupe. Ces dernières années, j’ai vraiment mis l’accent sur le fait de jouer de la façon qui reflétait ma personnalité, mes envies, ma façon de ressentir, mettre ma touche personnelle. C’est en partie dû à l’opportunité de travailler avec Karolina, de jouer avec notre propre groupe. Je peux donc explorer pleinement tous mes champs intérieurs.  C’est un process sans fin d’aller à l’essence même de ce que tu entends, et de jouer la musique de cette façon-là. Ce process ne s’arrête jamais, sauf si tu le stoppes toi-même.

Chtijazz : Tu as joué pendant 20 ans à New-York, et maintenant tu habites en Allemagne et joues plus souvent en Allemagne/Europe. Quelles sont les différences, selon toi, entre les deux côtés de l’atlantique ?

D.M : Je suis très heureux d’avoir grandi et vécu à New York. C’est une ville pleine d’énergie, remplie de grands musiciens, qui sont là pour créer, donc il y a comme un souffle d’inspiration permanent. Etre à New-York a été aussi l’opportunité d’aller dans des clubs, d’écouter beaucoup de musiciens, par exemple des batteurs comme  Max Roach, Roy Haynes, Philly Joe Jones, Joe Morello, Tony Williams, Billy Higgins, Ben Riley, Al Foster, Billy Hart….et bien d’autres. Toutes ces rencontres ont été ma réelle formation et mon inspiration. En tant que musicien professionnel à New-York, j’ai développé des amitiés musicales proches, et j’ai eu de longues associations musicales avec des musiciens comme Joe Williams, Ernestine Anderson, Frank Foster, Don Friedman, Danny Mixon, Lew Tabackin, Chris Potter, Bill Charlap, John Hicks, Warren Vache, Ron McClure, Steve LaSpina, Bucky Pizzarelli, Dave Stryker, Attila Zoller, Lynn Seaton, Cary DeNigris, Ralph Lalama, Vic Juris, Peter Bernstein, Stanley Banks, John Bunch, Norman Simmons,  James Weidman, Phil Markowitz, Wycliffe Gordon, Kenny Davern, Randy Sandke, Jimmy Ponder, Rodney Jones et bien d’autres. En Europe, j’ai eu la chance de pouvoir développer ma propre musique avec Karolina, et d’être très actif dans notre propre quartet, organisant des tournées, jouant dans des festivals et de grands événements. Nous sommes beaucoup plus concentrés sur nos propres choses ici, car il y a beaucoup plus d’opportunités de travailler en Europe, et de mettre un groupe sur pied qui fonctionne. Ma principale préoccupation à New-York était de survivre et de payer les factures. Donc je sortais, je jouais et je prenais tout ce qui venait. C’était chouette, car cela permet de se faire une grande expérience, simplement jouer et écouter, sans répétition au préalable. Ici en Allemagne, nous avons développé un public qui nous suit et qui aime ce que nous faisons. Nous allons continuer à écrire, enregistrer et nous produire. Sinon, depuis que je suis en Europe, j’ai également eu des associations formidables avec d’autres musiciens comme Lee Konitz, Barbara Dennerlein, Sonny Fortune, Lynne Arriale, Paul Heller, Tony Lakatos, Fritz Pauer, Paul Shigihara, Kalman Olah, Nicolas Simion, Michael Heupel, Pablo Held, Ryan Carniaux, Chico Freeman, David Friedman, Scott Fields et bien d’autres.

Chtijazz : Si je vous dis la célèbre phrase de Martin Luther King : « I have a dream »,  quel serait ton rêve musical?

D.M : Mon rêve musical est tout simplement que mon feu intérieur continue à se consumer pour l’amour de la musique et de la batterie. J’aime jouer et improviser chaque jour. C’est ma passion.  C’est vraiment mon rêve, de continuer à jouer avec des musiciens qui ont ce même amour et ce respect pour la musique, chacun avec son individualité.  Et cela va de soi, toujours chercher à s’améliorer, faire ce que j’aime de la façon que j’aime…La liberté en somme !

Chtijazz :  Tu fais des Masterclass, sont-elles ouvertes pour des batteurs « non lecteurs » ? Viendrais-tu en France pour des Masterclass ?

D.M : Je donne des cours pour batteurs de tout niveau. Savoir lire n’est absolument pas un pré-requis. J’improvise à chaque atelier.  Ce que je souhaite, c’est inspirer chaque batteur, lui donner matière à travailler sa propre technique, sa musicalité et son expression personnelle. J’appelle mes ateliers «  jazz drumming and technique ». Evidemment que j’aimerai faire des Master en France, des idées ?

Chtijazz: Tu es un artiste Zildjan, quelles cymbales recommanderais tu pour le jazz?

D.M : J’ai de merveilleuses  « Old K » et « A Zildjan », que j’ai collectionnées depuis des années, qui sont des années 1950. Ce sont mes trésors. Elles ont un son très spécial. Noir, profond et complexe, et sont parfaites pour du jazz acoustique. En tant qu’artiste endorsé Zildjan, j’ai des cymbales plus récentes aussi très belles, que j’ai choisi moi-même, que j’aime utiliser et parfois que je mixe avec les anciennes. Les cymbales plus récentes que j’utilise sont 22” & 20″ Constantinople Renaissance rides, 19” Kerope ride/crash and 14” A Avedis hi-hats.

Chtijazz :As-tu une marque de batterie  préférée?

D.M : J’aime jouer sur des batteries anciennes. J’ai deux sets de Ludwig Jazzette kits de 1971 et une Leedy set de 1963.  Ce sont deux grands fabricants américains de batterie, qui ont produit de fabuleuses batteries depuis des années. La Ludwig Jazzette  a un  18”X12” bass drum, 3-ply maple shells. Très résonant, chaud et sombre. J’aime ces toms. Roy Haynes a utilisé ces toms dans les années 60. Ces toms parlent mon langage. J’ai beaucoup de caisses claires. Une Slingerland Radio King des années 50 et une autre avec laquelle je joue, all Leedy drums, fabriquée dans les années  1930’s – 1950’s. De mon point de vue, Leedy fabrique les meilleures caisses claires.  Il n’y a plus de fabrication de nos jours.

Chtijazz :Enseignes tu dans une école ou donnes tu des cours par skype?

D.M : Je donne des cours privés dans mon studio à Cologne, et je voyage aussi dans des écoles de batterie pour mes ateliers. Je ne donne pas de leçons par skype. En tout cas, je ne l’ai pas fait jusqu’à présent. J’aime le contact réel et pas à travers une machine, rien ne remplace le vrai échange et le contact humain.

Chtijazz :Quelle est ton actualité? Et ton actualité avec le Klaro Quartet?

D.M : Jouer de la batterie est la passion de ma vie, et je joue de la batterie le plus que je peux depuis que j’ai commencé. Je remercie le destin de pouvoir faire cela, de partager mon temps avec d’autres musiciens, qui dévouent eux aussi leur vie à la musique et à l’esprit créatif. Cary De Nigris a travaillé avec Karolina et moi dans notre quartet KLARO. Il est sur cinq de nos enregistrements, c’est un grand guitariste, il improvise divinement et est également un compositeur talentueux. Actuellement nous travaillons avec des vibraphonistes  Stefan Bauer et David Friedman, le pianiste Rainer Böhm and le bassiste John Goldsby. Ce sont les membres de KLARO!  Notre plus récent enregistrement est “Of Mystery And Beauty”, avec Rainer Böhm and John Goldsby.  Nous sommes en tournée avec ce disque. Vous pouvez visiter notre site: www.klaromusic.com

Chtijazz : As-tu un message pour nos lecteurs français?

D.M : Cette musique formidable est un hommage à la liberté d’expression et donne l’importance à chaque voix individuelle. Merci à Chtijazz pour son intérêt, et surtout de continuer à promouvoir cette musique. J’aimerais venir en France et donner des concerts avec le quartet KLARO. Nous n’avons jamais joué en France. Il y a un merveilleux site internet crée par un batteur suisse, qui rend hommage à de nombreux batteurs avec photos, extraits audio et vidéo. J’ai une page sur ce site, alors si tu souhaites me connaitre un peu plus, et te familiariser avec mes enregistrements avec Klaro, clique :

KLARO! http://www.drummerworld.com/drummers/Drori_Mondlak.html

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Voici ci-dessous d’autres liens concernant le batteur Drori Mondlak et le groupe KLARO :

www.klaromusic.com

http://www.drummerworld.com/drummers/Drori_Mondlak.html

 

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