YANNIC SEDDIKI……DU CLASSIQUE AU JAZZ… MAIS EN REVENANT AU CLASSIQUE !!!

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C’est un peu par hasard que nous allons faire la connaissance de Yannic Seddiki. Courant 2015, nous nous rendons dans un bar lillois pour y écouter un trio dirigé par un batteur. La hasard fait parfois bien les choses…. Ce soir là, deux musiciens « remplacent » les titulaires des postes de clavier et contrebasse.

Le trio se met en place et, dès les premières notes, nous remarquons ce pianiste qui nous apparaît comme envoûté.  Il ne joue pas cette musique, il est cette musique. Il est un peu dans un combat, ne tenant pas en place sur son siège….. parfois tonique, parfois mélancolique, avec des reflets de compositeurs classiques. A la fin du set, nous allons voir ce pianiste, et lui faisons part de notre admiration sur son interprétation et le plaisir que nous aurions à  faire son portrait. Avec une grande gentillesse, il nous répond positivement. Le temps passera et nous attendrons il y a quelques semaines, profitant de la sortie prochaine de son album, pour aller à sa rencontre.

Nous allons le retrouver dans son antre….et oui, il a une antre… Avenue de Dunkerque à Lomme (59)…. un studio qu’il aménage peu à peu. Une batterie, un piano, une sono, du matériel d’enregistrement. L’endroit est un peu brut encore, mais il l’aménage avec patience, et il est certain qu’il conviendra à pas mal de groupes d’autant que les conditions sont particulièrement intéressantes.

studio seddiki

Yannic Seddiki n’était peut-être pas destiné à faire du jazz, ni même de la musique. Nous tenterons prochainement d’apporter une réponse à ce qui peu influencer nos choix « artistiques ».

A l’âge de 8 ans, c’est à Denain qu’il va faire ses premières armes. Il va y rencontrer « son » professeur Philippe Keler. Lorsque Yannic vous parle de « son » professeur, il reste admiratif et reconnaissant. Nous devinons un attachement à celui qui a été longtemps son repère. Lorsque Philippe Keler quittera l’école de musique de Denain, c’est presque naturellement que Yannic le suivra. Ce n’est que bien plus tard, lorsque Yannic intégrera le conservatoire de Douai (59), que leurs chemins se sépareront.

Le destin de Yannic  Seddiki aurait pu être bien ailleurs. Son père, dans une vision plus pragmatique (comme beaucoup de parents), imaginait certainement son fils en architecte. Yannic s’essayera bien, pendant une année après le BAC, à la discipline du génie mécanique, mais son génie est ailleurs…. La musique et encore la musique. Peut-être que cette influence lui vient d’un grand-père violoniste et d’une mère qui s’essaya modestement à la clarinette. En 2004, il obtient une licence de musicologie à Lille III.

Son influence musicale va lui venir de la musique de chambre. Il semble vouer une passion à la musique classique et contemporaine….. En trio, quartet….puis il découvrira les rigueurs de la musique baroque au conservatoire de Roubaix…..En 2008, il décroche une médaille d’or… » C’était un objectif pour moi« .

Sa licence et sa médaille d’or en poche, il se met en recherche d’un « premier » emploi. Ce sera dans l’éducation nationale, en effectuant des remplacements dans les collèges (Caudry, Estaires…). Puis il porte un regard vers les musiques actuelles, le funk, le blues, le Rhythm and blues…. «  Mes premières approches avec ce style de musique ont été en écoutant et découvrant les répertoires de Ray Charles, Aretha…. » « J’ai découvert à ce moment des endroits pour jouer, les bars, la nuit « . Il n’en parle ni  avec nostalgie, ni avec passion  mais comme un parcours initiatique.  C’est en 2011, un peu par hasard, qu’il est approché par le « Couleur Swing Big Band ».  « …J’ai du avaler  pendant 3 mois un tome de partitions à apprendre….. le répertoire de Duke Ellington » » J’ai décidé par la suite de travailler sur l’aspect improvisation et je me suis inscrit à des stages avec Didier Lockwood. » »Ces stages m’ont permis de m’améliorer, car je n’étais qu’un autodidacte du jazz. »

Le déclic pour Yannic Seddiki s’est peut-être fait à ce moment là, puisqu’il créera son propre quartet. Il assurera bon nombre de « gigs » pour des soirées privées, et sera également inspiré notamment par Phil Abraham qu’il rencontrera au conservatoire de Douai.

Yannic Seddiki est le créateur de l’association « Seddiki Jazz Band » et titulaire d’une licence de spectacle. Son objectif est de monter des concerts, et surtout dit-il, détecter de jeunes talents et les aider. Yannic donne également des cours particuliers. Nous nous rendons vite compte qu’il est curieux, boulimique, il semble en permanence en ébullition et dans la créativité.

C’est dans le courant de l’été 2015 qu’il réfléchit à l’idée de sortir un album……. Son inspiration? Il décide d’aller la puiser chez….Chopin et Bach …? Puis les idées sont venues comme cela…. Un mélange de classique, de jazz, de pop.. Ce projet est rendu possible grâce à un mécénat privé et la distribution s’effectuera à l’automne… Un beau cadeau pour les fêtes de fin d’année.  Chtijazz.com reviendra le temps venu sur cette sortie et vous livrera ses impressions.

photo du spectacle Yannic Seddiki Trio (web)

Vous pouvez retrouver Yannick sur sa page Facebook et suivre son actualité en cliquant ici

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